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La peine de mort : miroir d'une société ?

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La peine de mort : miroir d'une société ?
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3 mars 2006

BIBLIOGRAPHIE

www.wikipédia.org

encarta.msn.com

www.peinedemort.org/National/EtatsUnis.php

www.bibli.fr/biblio/film.php

perso.Wanadoo.fr/etatsunis/pdm

agora.qc/reftext.nsf/Documents/Peine_de_mort

Sources images :

fr.wikipedia.org

perso.Wanadoo.fr

www.sénat.fr

www.ifrance.com

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3 mars 2006

SYNTHESES

Charlotte



    En début d'année, le choix de notre sujet de TPE s'est arrêté sur les enfants et les problèmes sociaux. Au fur et à mesure des séances, les difficultés se sont accentuées. Le travail de groupe a d'abord posé des problèmes d'organisation, puis les nombreux désaccords ont contribué au mauvais déroulement du projet. De plus, le sujet que nous avions choisi était très vaste, et la problématique n'avait pas bien été cernée.

    Voyant qu'aucun projet n'aboutissait, nous avons décidé dans le courant du mois de janvier de changer complètement de sujet.

     Abandonnant un sujet à tendance sociale, nous options pour un sujet plutôt porté vers l' Histoire : la peine de mort. Difficulté supplémentaire : notre sujet avait déjà été étudié et exploré dans son ensemble par une multitude d'élèves avant nous. Que pouvions-nous apporter de plus ? Et pourtant, cette année nous aura prouvé qu'il est toujours possible de proposer un point de vue différent et présenter les choses d'une nouvelle manière, sans pour autant prétendre à de grandes analyses.

D'où le choix de notre problématique :

«  La peine de mort, miroir d'une société  »

    Faire des concessions et s'adapter au travail de l'autre est une condition indispensable pour mener à bien un projet. Nous avions un seul atout : nous voulions nous investir. Il restait donc à apprendre à travailler ensembles. Le bilan est loin d'être totalement positif, mais cette année reste néanmoins constructive. Deux caractères opposés en tous points peuvent malgré tout s'entendre et évoluer. J'ai par exemple appris à structurer un peu plus mon travail, et ma partenaire sait maintenant présenter un travail à l'oral, en dépassant le stade de la « simple lecture » .

    Une fois l'introduction achevée, nous avons pensé à créer un site internet. Ce fut le moteur de notre TPE : un site nous apportait à la fois un objet de production et un but motivant. C'est donc avec l'idée de répondre à l'esthétique d'un site web que nous avons construit notre plan et effectué nos recherches.

    En première ES, nous apprenons à travailler de manière différente. Être en autonomie nous oblige à faire des erreurs. Même si sur le moment il est difficile d'entendre que son travail est raté, qu'il ne ressemble en rien à ce que l'on attend d'un TPE de première, on se rend compte avec un peu de recul que ce sont ces erreurs qui nous ont aidé à avancer dans le bon sens.

    Voilà la meilleure phrase de conclusion qui résume le plus notre année de TPE.

Marion

   Ce site internet a été réalisé dans le cadre d'un TPE, en 1° ES.

         Un plan correct a longtemps été cherché. Comment réussir à traiter un sujet déjà analysé et débattu par les plus grands philosophes de tous les temps ? Comment  produire sans reproduire, en dépassant le stade de la simple constatation ? Comment aborder les choses en restant objectif, neutre ? Ce ne fut pas chose  aisée, et loin de moi l'idée de prétendre avoir réussi.

        Le fait d'avoir consacré une partie à la peine de mort au cinéma me semblait novatrice ; disons moins commune que de traiter une partie sur les modes d'exécutions, ce qui avait été mon choix au départ. Mais cette partie au moins aura soulevé une question : ces modes d’exécution tous plus « sophistiqués » les uns que les autres montrent bien que ces mises à mort étaient, et sont parfois encore, de véritables spectacles. Mais sommes-nous réellement en mesure de désigner un mode d’exécution comme moins douloureux que les autres ?

        Rien n'était évident : le travail de groupe et l'organisation, prendre des initiatives et faire des concessions... Ce que l'on attend de nous pour un TPE dépasse le stade « scolaire » . Toutes nos petites habitudes sont chamboulées : en tant que bons petits lycéens de 1° ES, on s'applique, on fabrique un bon petit exposé, pour finalement s'entendre dire que ce n'est pas du tout cela que l'on attend de nous. Qu'à cela ne tienne ! On recommence, en se posant une question essentielle que l'on avait oubliée : qu'attend-t-on d'un TPE ? Et puis, on comprend vite qu'en réalité, on est plutôt avantagé : il faut produire quelque chose, un travail personnel. Quelque chose qui nous corresponde, quelque chose qui vienne de nous.

      La peine de mort. Pourquoi ce sujet  si controversé ? Il est vrai que le choix du sujet ne fut pas non plus immédiat ; il a fallu explorer beaucoup d'autres pistes, finalement abandonnées, pour enfin arriver à une problématique et un sujet à peu près cohérents.

        Ce sujet pousse bien plus à la réflexion qu'il n'apporte de réponses. En fait, une fois ce  projet enfin achevé, on pourrait ajouter une question, qui serait intéressante et qui pousserait au débat : et vous, qu'en pensez vous ? Selon moi, là est le véritable intérêt.

      Le sujet est posé. Bref, on a répondu à une problématique, sûrement a-t-on appris beaucoup, et découvert  les choses sous un autre angle. On ne le rajoute pas, mais une question flotte, reste dans l'air, en  suspens : Et Vous ? Si vous aviez vécu au Moyen Age, votre opinion sur la peine de mort aurait-elle  été la même ? Partisan, opposant, quels auraient été vos arguments ? Quel est votre point de vue aujourd'hui ?

        Cette question est à fois la plus importante et la plus interdite. Bien sûr, les 20 minutes d'oral d'un TPE ne servent pas à cela ; les mots vont se bousculer, on va tenter d'aligner quelques phrases, puis on reprendra confiance après l'introduction. Le stress va nous obliger à parler lentement, à bien réfléchir.

      Et sans que l'on s'en rende compte, on se dira plus tard : voilà c'est terminé. La tension retombe. Reste la question. Et Vous?

 

3 mars 2006

LA PEINE DE MORT AU CINEMA

    La peine de mort a toujours inspiré les cinéastes du monde entier. La majorité des films mettant en "scène" la peine de mort sont des films engagés, critiquant ouvertement le principe de la peine de mort. Pour montrer l'absurdité de celle-ci, certains cinéastes ont mis en avant les incohérences des différents systèmes judiciaires.

       De nombreux films historiques montrent des exécutions de condamnés à mort. Crucifixions dans les péplums (ex : Spartacus), bûchers pour les films moyenâgeux ( es : Jeanne D'Arc ), guillotines pour les films sur la révolution française (ex : Danton ), pendaison dans les Westerns... Une condamnation à mort, quelque soit l'instrument utilisé, est une image choc.

        Toutes les formes sont utilisées pour sensibiliser le public. Par exemple, la comédie musicale    Dancer In The Dark (2000) de Lars von Trier. Ce cinéaste européen donne son point de vue sur la peine de mort aux États-Unis. Il dénonce également la violence de la société américaine : 

         Selma est une émigrée tchèque vivant aux Etats-Unis dans les années 60. Elle travaille à l'usine et habite dans une caravane, non loin de la maison de ses voisins, bons américains. Mais surtout, elle a une  maladie qui lui fait perdre peu à peu la vue. Son fils est atteint de la même maladie et deviendra aveugle lui aussi s'il ne subit pas une opération avant l'âge de 12 ans. Alors, pour payer l'opération, Selma met l'argent qu'elle gagne dans une petite boîte en fer cachée dans sa caravane.

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    Malgré tout cela, elle est heureuse. Sa passion : la danse et les chansons des comédies musicales. On entre dans son univers et on finit par penser que devenir aveugle n'est pas si terrible que ça si l'on dispose, comme elle, d'une telle réserve d'énergie et de joie de vivre… Et brusquement, alors qu’on s’y attend le moins, Dancer in the Dark bascule dans la tragédie : la fameux voisin et "ami" vole à Selma toutes ses économies. Pour sauver son fils, elle ira récupérer son argent et sera punie par la Justice : une mort certaine l'attend.
   Lars von Trier veut nous faire réagir sur la réalité de la machine judiciaire en général (et américaine dans le cas présent). Une coupable idéale, une procédure froide et un engrenage juridique ;  la question de la peine de mort est soulevée et le débat est ouvert. Comment décider du droit de vie ou de mort d'une personne présumée innocente selon la loi ? Dispose-t-on toujours de tous les éléments nécessaires pour comprendre l'acte jugé ? Le film constitue donc une critique virulente des conditions de travail dans l'Amérique libérale des années 1990 et surtout, un très fort plaidoyer contre la peine de mort aux États-Unis et ses injustices sociales.

3 mars 2006

CONCLUSION

     Le caractère absolu de la peine de mort renvoie  à une autre dimension de la justice : ce n'est plus la Justice qui recherche  la vérité, c'est  la Justice qui punit définitivement. En effet, l'impossibilité de revenir sur une condamnation, une fois exécutée la sentence capitale, pose la question de la certitude d'une décision de justice et soulève le problème de l'erreur judiciaire. Mais aussi absolue que soit la peine capitale, elle n'en présente pas moins des nuances en fonction du degré de cruauté avec lequel elle est appliquée. En effet, il faut distinguer les supplices de l' Ancien Régime d'une injection mortelle. Les tortures spectaculaires pour amuser les foules ou pour faire respecter l'ordre par l'intimidation ont progressivement été remplacées par des moyens dits «  plus humains » , bien que l'on pourra se demander dans un autre débat si la peine de mort est un moyen légitime pour faire régner la Justice.

        Quoiqu'il en soit, les humiliations publiques du Moyen-Age ne sont plus envisageables, et la législation a évolué avec les mentalités. Cela permet de souligner qu'on ne peut pas étudier la peine de mort indépendamment de son contexte politique, institutionnel et historique. C'est un système judiciaire qui inflige la peine de mort, selon des modalités différentes en fonction des époques et des sociétés. Les sociétés démocratiques tendent à restreindre l'usage de cette peine et bien souvent à le supprimer (exception notable de certains États des États-Unis).

      La peine de mort peut donc être étudiée comme le miroir d'une société et d'une époque. Elle reflète la façon dont une société conçoit la justice et la place qu'elle fait au criminel et aux droits de  l' Homme.

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3 mars 2006

LA PEINE DE MORT EN FRANCE Il y a plus d'un

LA PEINE DE MORT EN FRANCE

       Il y a plus d'un siècle, la mise à mort était un divertissement : le but était d'offrir en spectacle la souffrance du condamné. Le problème de Justice ne se posait pas : une faute ne pouvait qu'être punie par la mort. La populace se rassemblait alors en masse pour assister aux diverses tortures : on pourra citer en exemple l'écartèlement ou encore le bûcher, méthodes particulièrement cruelles, dont les foules raffolaient. Les paysans qui assistaient à ces supplices n'avaient bien souvent ni culture ni sens de l'humanité. Ils avaient été éduqués dans la barbarie, et les méthodes pour mettre à mort les criminels étaient le reflet de ce siècle : barbare, sauvage, sans aucun respect pour la vie humaine.

        Pendant la Révolution française, de nombreuses  têtes sont tombées, le plus souvent à cause de jugements arbitraires et subjectifs. Cela constitue une des raisons pour lesquelles l’abolition de cette peine, dont on reconnaissait déjà les abus, paraissait devenir urgente. La guillotine devint  en 1789 le principal mode d'exécution. Le docteur Joseph Guillotin proposa que tous les criminels soient exécutés de la même manière et que leur souffrance soit réduite au minimum. La décapitation était, en ce temps là, la moins douloureuse et la plus humaine des exécutions. La première exécution avec guillotine se déroula en 1792. Ce mode d’exécution fut largement utilisé, notamment pendant la révolution française, où les exécutions avaient lieu en public devant le château de Versailles. Cette « machine à tuer » n’a plus été utilisée depuis 1977.

       Le XIX° siècle oscille entre le respect d’une tradition ancestrale, et l’entrée dans un monde nouveau. Suite à la révolution française et au siècle des lumières, de plus en plus de petits et de grands hommes se lèvent et crient leur aversion pour la peine maximum. Le mouvement pour l’abolition se précise, on pourra citer en exemple Victor Hugo ( Le Dernier Jour d'un condamné ). Les abolitionnistes, à cette époque, ne se rencontrent plus seulement dans les milieux littéraires : savants et publicistes se penchent aussi sur la question.

       Chez les partisans du maintien, on trouve à la fois l'idée de la nécessité de conserver une pratique ancienne et la crainte d'un changement dont on ne peut connaître les incidences. Ils invoquent la règle de la compensation (c'est-à-dire la peine proportionnée à la gravité du crime), la défense de l'ordre social (c'est-à-dire pour ceux qui ont la charge de l'ordre, le droit et le devoir d'utiliser le châtiment suprême contre les criminels qui n'ont aucun respect de la vie humaine), les dangers de la suppression de la peine capitale pour la société.

        Il faut observer que la médecine de l'époque se range au service de la peine de mort. Gall s'intéresse aux crânes des criminels exécutés. D'où la théorie du «criminel-né», sorte de raté de la civilisation, incurable et irresponsable, qu'il faut supprimer. A cette époque, la médecine n'était pas très évoluée : les médecins se servaient souvent du « châtiment divin » pour expliquer les maladies.

        Même si le Moyen Age est loin, les exécutions étaient un spectacle spécialement jouissif pour le plus grand nombre. Aux yeux du peuple, une exécution n’avait pas pour but premier de faire régner la justice mais bien de distraire, semblables en cela aux jeux de Rome et aux sacrifices dans les arènes.

       Le XX° siècle est  le siècle du progrès technique, mais aussi du progrès de l’homme. C’est d’ailleurs au XX° siècle qu’est née la notion de « crime contre l’humanité » . L’homme ne veut plus laisser ses instincts destructeurs primer sur sa sécurité.

      La question de l’abolition de la peine de mort s’est donc posée une nouvelle fois au lendemain de la seconde guerre mondiale. Le souvenir encore frais des massacres commis pendant et après la guerre ajoutait une culpabilité qu’il fallait étouffer ou racheter le mieux possible.

Nous remarquons une diminution très nette du nombre de condamnations prononcées et exécutées en seulement dix-neuf années

Années

Condamnations prononcées

Condamnations
exécutées

1946

78

33

1947

69

31

1948

59

21

1949

64

24

1950

50

12

1951

26

16

1952

17

7

1953

8

2

1954

8

0

1955

5

1


L'ancien code pénal

Article 12 - Tout condamné à mort aura la tête tranchée. 

         Nous pouvons constater une certaine évolution des mentalités grâce à des sondages : en 1907, 77% des opinions sont favorables à la peine de mort. Dans les années 1970, la gauche était majoritairement abolitionniste, mais l’opinion publique était toujours majoritairement favorable à la peine de mort. Cependant, la pression internationale et celles des autorités religieuses, toutes confessions confondues déboucha sur une remise en cause de ce système ancestral. Le 9 octobre 1881, la France devient le 36° État à abolir la peine de mort.

       Le pays dans lequel fut inventé la guillotine (dans le but « d’humaniser » les exécutions) venait de faire un pas vers une réelle « humanisation » . Deux siècles de débats ont été nécessaires pour que l’homme comprenne enfin qu’il n’a pas le droit de maquiller un meurtre en « exercice de la    justice » . Malgré tout, cette décision fut accueilli par plus de lettres d'insultes et de menaces de mort que de courriers de félicitations.

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LA PEINE DE MORT AUX ETATS-UNIS

      La peine de mort est un des sujets de controverse entre les États-Unis, où la population est en majorité favorable à la peine de mort, et certains pays ayant aboli la peine de mort, notamment en Europe occidentale.

2

Abolition

Moratoire

Non-abolitionnistes,
sans exécution depuis 10 ans

Non-abolitionnistes, autres

Il y a plusieurs méthodes utilisées aux États-Unis :

Les USA ne sont malheureusement pas le seul pays qui exécute ses propres citoyens. Pourquoi alors cette focalisation sur les États-Unis plutôt que sur des pays comme l'Arabie Saoudite, le Japon... qui pratiquent également la peine de mort ? Sans doute car il est plus inacceptable de voir de telles pratiques dans un pays « ami », doté de fortes institutions démocratiques.

Pourquoi cette sentence de mort ?

    Le but de la peine de mort est d’éliminer le risque, celui qui est un danger pour les autres, dans le but de donner aux peuples la possibilité de vivre en paix et en sécurité.

      L’exécution de celui qui en a tué un autre est censé si ce n’est consoler, venger la victime et sa famille. C’est l’application de la loi du talion : « œil pour œil, dent pour dent, vie pour vie » . C’est une vengeance officielle et légitimée, si bien qu’elle ne porte plus officiellement ce qualificatif péjoratif de « vengeance » .  Les États-Unis sont un pays très religieux. Malgré le mélange des diverses ethnies et cultures, la religion reste très ancrée dans le coeur des américains. Elle est de plus diffusée dans la vie de tous les jours grâce aux médias, et exerce une influence considérable. Le fait que l' Église reconnaisse la peine de mort comme légitime explique donc le fait que la majorité des américains soient favorables à la peine de mort.

        S’il n’y a plus la peine de mort, par quel châtiment celle-ci peut-il être remplacée ? La prison à perpétuité ? Là encore, les polémiques sont nombreuses. Une existence entière passée derrière des barreaux, sans aucun espoir de mener une vie digne de ce nom, n’est-elle pas pire, voire même plus hypocrite, qu’une sentence de mort ? Encore faut-il que la perpétuité existe, mais cette « perpétuité» n'est pas réelle. Selon les pays, le nombre d'années maximal varie. Ainsi, un criminel psychopathe français condamné à l’âge de 20 ans pourra être libéré à 50 ans, la prison à perpétuité ne pouvant pas excéder 30 ans.

Les partisans de la peine de mort

Les partisans peuvent se justifier grâce à divers arguments :

  • la peine capitale est un moyen de dissuasion vis-à-vis des criminels. Ceux-ci repensent à deux fois avant de commettre un meurtre (cas des crimes prémédités).

  • la peine capitale garantit que des criminels dangereux ne seront pas remis en liberté au bout d'un certain temps.

  • le criminel a perdu le droit de revendiquer son humanité pour échapper à la peine de mort dans le cas de crimes dits "absolus" (pour des crimes contre l'humanité par exemple).

  • une condamnation à mort est souvent moins cruelle qu'une peine de prison prolongée, tout particulièrement sous des conditions qui peuvent être demandées par le public pour des criminels odieux.

  • la peine capitale aurait un effet dissuasif sur la criminalité.

  • la peine capitale est un moyen économique de se débarrasser de criminels dangereux, dont le maintien en détention est coûteux (nourriture, logement, frais des conditions de détention) et risqué (ils ne craignent rien à tenter de s'évader ou à commettre d'autres meurtres sur des   co-détenus ou les gardiens).

  • l'exécution des meurtriers procure aux familles, aux amis de la victime la satisfaction de ne pas voir l'assassin de leur proche continuer à vivre (Loi du Talion).

  • la peine capitale est tolérée par la Bible (Loi du Talion dans les sociétés d'origine judéo-chrétienne) et par le Coran en vertu de la Charia (pour les musulmans).

Les abolitionnistes

Les arguments des abolitionnistes sont :

  • La mort ne permet aucun retour en arrière, une éventuelle erreur judiciaire ou une injustice dans son application serait donc totalement irréparable - alors qu'une personne emprisonnée à tort peut toujours être sortie de prison et indemnisée. On peut citer le fait qu'aux États-Unis, les condamnations à mort semblent en partie dépendre des disparités raciales et sociales des individus : un noir pauvre accusé de meurtre risquerait davantage la mort qu'un blanc éventuellement plus riche.

  • Certains crimes sont commis dans un état passionnel, où l´assassin est incapable de tout raisonnement logique, pensant que la mort de sa victime est plus importante que sa propre mort. Le côté rationnel dissuasif de la loi serait inefficace dans ce cas-là.

  • L´abolition de peine de mort n´a pas d´effet sur la criminalité .

  • Utiliser la mort pour punir un meurtrier reviendrait à "se rabaisser à son niveau" et ne serait pas compatible avec les valeurs humaines.

  • Le jugement peut être altéré par des éléments périphériques et contextuels, comme la prestation de l´accusé lors des audiences, son apparence, l´éventuel racisme du juge ou des jurés, la position sociale de l´accusé, la qualité de son avocat... Un jugement devenu injuste à cause d´un ou de plusieurs des éléments cités précédemment aboutissant à la mort de l´accusé est inacceptable.

  • Selon Amnesty USA, la peine de mort serait plus coûteuse que la perpétuité. Aux USA la peine capitale coûte en moyenne 1.26M $ contre 740 000 $ pour une condamnation à perpétuité.

Plusieurs organisations américaines réclament l'abolition de la peine de mort : Coalition nationale contre la peine de mort (NCADP), Amnesty International, etc. Les abolitionnistes américains se différencient des européens par la méthode employée pour abolir la peine de mort. Alors qu'en Europe, c'est principalement pour des raisons d'ordre moral que l'abolition a été réalisée, aux États-Unis, ils s'attaquent aux défaillances du système judiciaire. C'est ainsi que les associations pour l'abolition enquêtent sur les condamnés susceptibles d'être innocents ou les inégalités des jugements rendus.

     La raison qui les poussent à agir de cette façon est principalement due à l'histoire culturelle (mythe du Far West ) et à la popularité des mesures répressives exemplaires contre la criminalité aux États-Unis. Ces mesures répressives s'expliquent par le taux de criminalité élevé des États-Unis notamment par armes à feu (qui sont en vente libre). Ce taux est dix fois supérieur à celui de la France.

     L'évolution en faveur de la peine de mort ou de son abolition est en dent de scie depuis les années 1960. Une seule fois, en 1965, une petite majorité d'américains se déclaraient hostiles à la peine de mort. Selon les sondages, suivis année par année, le pourcentage de ses partisans a atteint 80% au début des années 1990 pour revenir à une moyenne de 66% en 2005, c'est à dire à son niveau du début des années 1980. En fait, c'est le nombre d'indécis qui varie le plus car le pourcentage d'abolitionniste se maintient toujours autour de 20-25% en moyenne. Il est important d'ajouter que les sondages concernant la peine de mort peuvent varier énormément suivant le contexte (y a t-il eu une série ou un crime violent et qui a choquée l'opinion publique ?). Suivant ce point, le résultat peut varier dans un sens ou dans l'autre, même si aucun des sondages récents n'a trouvé une majorité d'américains en faveur de l'abolition pure et simple de la peine de mort.

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3 mars 2006

INTRODUCTION

La peine de mort (ou peine capitale) est une sentence appliquée par le pouvoir judiciaire.

Elle consiste à retirer légalement la vie à une personne, ayant été reconnue coupable d'un crime tombant sous une qualification pénale passible de la peine de mort.

   Elle a été appliquée dans presque toutes les civilisations à travers l'histoire.

   Depuis le début des années 1980, presque toutes les démocraties, comme la France ou l'Allemagne, ont aboli la peine de mort. En France par exemple, le vote de l'abolition date du 18 septembre 1981.

   Aux États-Unis, trente-huit des cinquante États fédérés et l' État fédéral lui-même ont repris cette pratique après une brève suspension dans les années 1970. Les États-Unis sont l'une des rares démocraties avec le Japon et l'Inde à continuer à l'appliquer.

     En tant que peine, la peine de mort renvoie de façon évidente à une des dimensions (parmi d'autres) de la justice : le pouvoir de punir le responsable d'une infraction à la loi. La justice peut aussi vouloir donner une valeur d'exemple. Par son caractère extrême, la peine de mort occupe une place à part au sein de l'échelle des peines. En supprimant la vie d'un condamné la justice renonce à envisager l'amélioration possible de ce dernier. C'est une façon radicale d'éliminer du corps social une certaine catégorie de contrevenant à la loi.

     Mais on peut constater que selon les époques et les sociétés, la peine capitale est appliquée avec un degré de cruauté différent : une injection mortelle, si radicale qu'elle soit, n'a rien de comparable avec les tortures moyenâgeuses.

     On pourra donc se demander si la peine de mort est un miroir de la société.

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La peine de mort dans le monde

  • Bleu : Abolie pour tous les crimes
  • Vert : Abolie pour les crimes non commis dans des circonstances exceptionnelles
    (ex: crime commis en temps de guerre )
  • Orange : Abolie en pratique
  • Rouge : Légale et appliquée

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